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'Merci pour votre dernière création... empoigne si près du corps physique des mots... confrontation violente et virulente, éructante parfois et, le plus souvent jubilatoire.' Richard Courty *cf. Journal de la distance 2006.
'...Une jonglerie de mots, maniés avec une dextérité diabolique, qui coulent et filent comme de l'eau vive' O.L.N.
Midi Libre Médiathèque Shakespeare Montpellier Nov.2005 cf.Un tatouage sur l'épaule du vent
'...Les mots, avec ces deux-là, deviennent balles de ping pong qui roulent et virevoltent à souhait. Des mots qui s'entrechoquent, s'interpellent et s'apprivoisent, qui se font tendres, délirants, audacieux...' Le Dauphiné - Bibliothèque de Gap 2004 cf. Pour qui danse la mouche ?
…" On s'aperçoit alors qu'ils (leurs mots) possèdent leurs propres couleurs-odeurs-musiques. Ils percutent, retentissent après chaque interstice et grands espaces de silence, ils murmurent et s'éclipsent. Ils dessinent, fabriquent une scénographie. Ils énervent et apaisent et nous manipulent drôlement et avec drôlerie. Surtout ils racontent des petites choses qui finissent par changer notre perception de la vie… Un travail immense pour un art qui se moque des succès faciles"… A. MANBON - Nice Matin Mars 2005 (fest. "La poésie a un visage" - Grasse)
"…les deux voix s'interpénètrent, s'échangent des images sur un rythme étourdissant, stupéfiant de maestria dans la diction et l'accumulation de mots, ce qui ne manque pas d'étonner, même les plus aguerris à ce genre d'exercice… Un spectacle complet… qui comble d'aise les chercheurs de nouveautés en matière de prouesses scéniques." Midi Libre 26 Mars 05 (médiathèque de Villeneuve-lès-Maguelone)
" Rare en Avignon : un comédien (François Philipponnat) porte en scène - en compagnie de Nadine Cabarrot - ses propres textes.
Cela donne " Pour qui danse la mouche ? ", aux écritures denses, tour à tour ludiques, urbaines, graves ou prêtant au sourire, disant le temps qui passe, surtout le temps qui passe. "
Jacques Fournier (Maison de la Poésie de St Quentin-Yvelines / revue décol 32 été 2002)
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Du mot dans tous les sens, et inversement. Une tentative comme une autre de capturer lessence et le sens dun spectacle dont lune des évidences est son insaisissable liberté. Au commencement donc, était le verbe. Des palanquées de verbes, de sujets et de compléments aussi, entreposés dans un recueil baptisé POUR QUI DANSE LA MOUCHE ?
" Les mots fatigués de vivre seuls, je les couche par écrit, dans de grands dortoirs bruissants de phrases croustillantes ", est-il glissé au creux du recueil. Sappuyant sur une superbe collection de textes polymorphes (bouts de rimes, haïkus, mini nouvelles, accumulations, collage
), le spectacle sapparente à un récital de voix multiples
Une chose est sûre, cette " plongée dans la nappe phréatique du songe " promet de désarçonner autant que fasciner. Mais en ces temps de paroles légères, de langue de bois et de textes cousus de fil blanc, une heure trente de mots lestés daplomb, de sens inverses et de beautés dans la marge ne saurait faire de mal.
Jérémy BERNEDE |
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5 Avril 2002 - Monique DEMART
Ecrivain (LHarmattan), Prof. de Lettres à Montpellier:
Les spectacles poétiques sont rares cest pourquoi il faut absolument signaler " pour qui danse la mouche ? "
Deux acteurs, dont le créateur des textes, racontent une exploration dans le langage ; la récitation devient
ici une création sous les yeux et au bord des oreilles du public, un magma sonore en train de sextirper
de son matériau pour sorganiser et sessayer à plusieurs possibles avant de sarrêter et de se déposer
dans un écrin final. Nous assistons donc à un foisonnant panoramique du travail poétique.
Drôles, tendres, délirants, astucieux, lyriques,
décapants et graves, les textes surprennent sans cesse.
Léconomie des moyens scéniques veille non seulement à ne pas disperser lattention mais à permettre des
souffles, des pauses ; un écran blanc déroulé périodiquement invite à la lecture silencieuse dun poème : haïku comme un jardin dépouillé.
Les liseurs se renvoient finement les textes ; les mots, leurs balles secrètes.
Pour qui fraie peu avec le texte poétique, cest une initiation toute en surprise : loreille est constamment étonnée.
Ceux qui croient ne pas goûter la poésie seront séduits ceux qui laiment sabandonneront à lenchantement.
Cette descente dans lorganisme du langage invite à un élan dont notre oreille est la créatrice heureusement consentante.
" où germent les choses ?
Quand commencent les paysages
La houle sur la mer et dans les corps amoureux
La naissance des seins est-elle un lieu ou un événement ? "
Ce spectacle poétique est vraiment une méditation chantée.

15 Mars 2002 Claire BOULICAULT et Carole ROBERT
Bibliothécaires à la Médiathèque de Vauvert /Gard
" Pour qui danse la mouche ? " un vrai spectacle de sonorités
chantantes, dévocations délicates de la vie, un patchwork de mots
que dire de la performance des comédiens ? Allez les voir sur scène !
Quel exercice de style !

24 Avril 2002 Claudine CRAMPEL
Adjointe à la Culture / Le Vigan pour MIDI LIBRE
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Tout, en effet, dans ce spectacle, se passe de commentaires tant nous avons été emportés par la puissance des mots (textes dits et joués à deux voix), la perfection de la mise en scène et le rythme musical intense de Pour qui danse la mouche ? Elle a dansé ce soir-là pour un public trop peu nombreux, mais conquis et enthousiaste, devant le travail et la qualité des acteurs, que nous vous invitons à suivre dans leur tournée
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12 Mars 2002 - Serge Ressiguier
Enseignant, animateur culturel - Lycée André-Chamson Le Vigan
(représentation 1res et T. Lit.t)
Voltaire accusait Marivaux -assez injustement- de peser des ufs de mouche dans une balance en toile daraignée. " POUR QUI DANSE LA MOUCHE ? ", écrit et mis en scène par la Compagnie lAlbatros, est à mille lieues dun tel reproche ; la danse des sons, la danse du sens, lévocation subtile des mille riens de la vie sincarnent dans une expression théâtrale où gestuelle, diction, musique et occupation de lespace sont remarquablement maîtrisées.
Des 24 vers croisés de Un et Une en passant par les affirmations / négations de
La rivière coule, François Philipponnat et Nadine Cabarrot nous entraînent dans une quête poétique et existentielle où la richesse des rythmes et des thèmes savent conjuguer humour, force et rêverie. " Pour qui danse la mouche ? " Mais pour tous publics bien sûr, et pour notre plaisir.
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