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Philipponnatpolyphoné
"Des neuves entrailles -un charmant auditorium à taille humaine- de la Médiathèque François Giroud de Castries se sont élevés des sons, deux voix s'apostrophant au carrefour du verbe, des clacs, des "Chris-Craft" (!) et des leçons d'yeux et de coeurs dialogués poétiquement.
Avec sa plume biseautée à point, François Philipponnat distribue une cantate verbale pour canon, distille rythme et verve pour deux becs d'Albatros virevoltant dans de polyphoniques nues. Et pour un auditoire attentif, soumis aux mots tour à tour chuchotés, heurtés, scandés, mis en fugue, en fuite, en résurgence et surtout en existence.
Un spectacle vivant pour une écriture vivante (quoique regardant la mort et la fiction en face) porté par deux voix d'acteurs (dont l'auteur) parfaitement enchevêtrées, orchestrées.
.On est emporté par la pulsation primordiale du dire sans pour autant s'oublier à la séduction du pur signifiant : le sens affleure sans cesse."
Baptiste Mingat - 9 Octobre 2009. Médiathèque de Castries. Programmation Maison de la poésie LR
"...C'est intense ; drôle parfois, et incroyablement VIVANT... Le langage devient matière. La poésie lui rend toute sa force.Tentative indispensable de dire l'essentiel, toujours sur le bout de la langue, le texte de François Philipponnat explore ce territoire où celle-ci, à la fois, se brise et s'invente. Dans cet entre-deux où le langage bute, elle devient Parole, Jouissance & Création. Les deux interprètes en sont les serviteurs éclairés."
F. Biboud. 8 Août 2009 - in Regard n°38 - Oct. 09
Aquagrammes
"...Formes si épurées qu'on ne sait plus distinguer le ciel de l'eau, le dessus du dessous, et que le spectateur peut rêver à l'infini... Dans la performance... bien sûr, on pense à India Song. On ferme les yeux, on sent le balancement des barques, on imagine les pirogues, les sampans, on navigue dans l'enchantement des mots, des sons et des images.... Une rêverie aquatique. Un beau voyage."
Sylvette Dupuy in La Faute à Rousseau n°52 - Oct. 2009
"Aquagrammes est un concept qui mélange savamment le plaisir des yeux à celui des oreilles et du coeur, qui nous atteint à l'endroit où se nichent les émotions et où s'éveille le désir.
Vous arrivez dans votre bibliothèque et ne pouvez ignorer ces signes qui aujourd'hui envahissent votre perception. Vous cheminez au hasard de tableau en tableau, vous contentant d'apprécier la pureté de l'ouvrage et brûlant déjà de curiosité, vous vous demandez et regardez autour de vous si quelqu'un d'autre est penché sur les cadres ou si cette rencontre n'est réservée qu'à vous seule.
Vous vous approchez d'une table où sont disposés d'antiques rouleaux, couverts d'une écriture fine... des gants blancs sont à disposition, vous les enfilez et avec précaution, vous commencez à dérouler, lentement, le long ruban de papier blanc qui vous invite au voyage.
Vous rêvez, vous imaginez, vous aimez. Mais vous avez toujours besoin de comprendre...
Autour de vous les gens ont pris place sur des chaises, dans des fauteuils, le silence s'est fait car, surgis de nulle part, et pourtant si vous n'aviez pas été autant subjuguée par l'exposition vous auriez remarqué que depuis près d'une heure les préparatifs étaient en cours, apparaissent au milieu du public, une femme et un homme, et les photographies que vous venez de découvrir s'incarnent à présent en mots, en sons, en gestes : la comédienne renversée à terre et le comédien engagés dans un dialogue poétique, c'est Narcisse se penchant sur son reflet, et tout mirage est dévoilé : ces caractères inconnus que vous pensiez composer une écriture nouvelle, c'est la vie et son miroir, inséparables tous deux, unis dans la création."
Christiane Laurain. Responsable des animations - Médiathèque du Pays de Cahors. Mai 2009
"Quel oeil voit sur l'eau des "signes" hormis celui d'une voyageuse clairvoyante, Nadine Cabarrot qui, de la Camargue, s'exilera pour vérifier si les alphabets, que l'homme n'a pas mis au service de la communauté ou qu'il n'a pas su laisser venir à sa conscience, existent aussi là bas, dans un "ailleurs" géographique. Elle partira seule pour témoigner et rapporter les preuves de ces révélations visuelle qui seront offertes aux regards des spectateurs embarqués avec elle dans la chaîne des écritures : runes, traits, hiéroglyphes, caractères, empreintes, traces, restitués sous forme de photographies, tableaux en noir & blanc, rouleaux de ses haïkus écrits au fil du voyage. Enfin, Nadine et François P. leur donnent corps dans une performance textuelle du geste et de la voix évocatrice de ces découvertes itinérantes également commentées sur des musiques, prises de sons...Chant du monde."
Margo Ohayon. Poète. Médiathèque du Pays de Cahors. Mai 2009
Journal de la distance
Préface au livre. Israël Eliraz. "...je savais bien qu'on allait se rencontrer dans l'extraordinaire de l'écoute. J'ai pris mon parcours pour y retrouver toujours une fenêtre qui s'ouvre sur le sud de tes torrents de mots, tes chutes d'images spectaculaires et minimes, tes molécules grandioses, miniatures d'un monde qui nous attend dans la bouche. Sans se déplacer on a vu, sur des tables toutes différentes, les mêmes mouches, fourmis, scarabées, papillons saints, agents d'une vie spirituelle, encadrée par des choses indéchiffrables..."
"... et je vous ai vu, vous deux, dans un travail héroïque, passer une aventure existentielle au public. C'est absurde et beau en même temps. Je suis fortuné d'avoir été présent à cette soirée."
Israël Eliraz. Auditorium du Vigan. Déc. 06
Trois grives rôties de Parmira - une réponse aux Lettres mortes.
"Il ne suffisait pas de lire, fut-ce avec talent, ces lettres liées entre elles par un fil poétique. Ces lettres, voix que nul ou presque n'écouta en leur temps, voix qui se perdirent dans les méandres d'une administration que l'on ressent glaciale, lettres qui disaient la détresse et la tendresse, le désespoir et le renoncement. Il fallait de ces lettres faire des paroles vives, leur redonner ardeur, impatience, exaspération, étonnement et naïveté. En un mot, il fallait les recréer, les faire naître, les laver de la poussière qui les étouffaient pour les éparpiller, en faire quelque semis d'espoir, un appel.
C'est tout cela que réalisent sans rien en annoncer Nadine Cazbarrot et François Philipponnat par la seule grâce de leur présence ardente, de leur dire fiévruex se soutenant d'une mise en scène aussi discrète qu'enveloppante : on sort étrangement fier de ce spectacle, fier d'avoir assité une petite heure durant à l'effacement de ce qui nous sépare d'eux, ceux que l'on nomme les insensés comme si du sens, nous étions les dépositaire assermentés."
Michel Plon - psychanalyste. Rencontres de Saint-Alban - Juin 2008
Un tatouage sur l'épaule du vent
'...Une jonglerie de mots, maniés avec une dextérité diabolique, qui coulent et filent comme de l'eau vive"
O.L.N. Midi Libre. Médiathèque Shakespeare Montpellier Nov.2005
Pour qui danse la mouche ?
"...Les mots, avec ces deux-là, deviennent balles de ping pong qui roulent et virevoltent à souhait. Des mots qui s'entrechoquent, s'interpellent et s'apprivoisent, qui se font tendres, délirants, audacieux..."
Le Dauphiné - Bibliothèque de Gap 2004
"...On s'aperçoit alors qu'ils (leurs mots) possèdent leurs propres couleurs-odeurs-musiques. Ils percutent, retentissent après chaque interstice et grands espaces de silence, ils murmurent et s'éclipsent. Ils dessinent, fabriquent une scénographie. Ils énervent et apaisent et nous manipulent drôlement et avec drôlerie. Surtout ils racontent des petites choses qui finissent par changer notre perception de la vie… Un travail immense pour un art qui se moque des succès faciles"…
A. Manbon - Nice Matin - Festival "La poésie a un visage" - Grasse Mars 2005
"…les deux voix s'interpénètrent, s'échangent des images sur un rythme étourdissant, stupéfiant de maestria dans la diction et l'accumulation de mots, ce qui ne manque pas d'étonner, même les plus aguerris à ce genre d'exercice… Un spectacle complet… qui comble d'aise les chercheurs de nouveautés en matière de prouesses scéniques."
Midi Libre 26 Mars 05 - Médiathèque de Villeneuve-lès-Maguelone
" Rare en Avignon : un comédien (François Philipponnat) porte en scène - en compagnie de Nadine Cabarrot - ses propres textes.
Cela donne " Pour qui danse la mouche ? ", aux écritures denses, tour à tour ludiques, urbaines, graves ou prêtant au sourire, disant le temps qui passe, surtout le temps qui passe. "
Jacques Fournier - Maison de la Poésie de St Quentin-Yvelines / Revue décol 32 été 2002
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Du mot dans tous les sens, et inversement. Une tentative comme une autre de capturer lessence et le sens dun spectacle dont lune des évidences est son insaisissable liberté. Au commencement donc, était le verbe. Des palanquées de verbes, de sujets et de compléments aussi, entreposés dans un recueil baptisé POUR QUI DANSE LA MOUCHE ?
" Les mots fatigués de vivre seuls, je les couche par écrit, dans de grands dortoirs bruissants de phrases croustillantes ", est-il glissé au creux du recueil. Sappuyant sur une superbe collection de textes polymorphes (bouts de rimes, haïkus, mini nouvelles, accumulations, collage
), le spectacle sapparente à un récital de voix multiples
Une chose est sûre, cette " plongée dans la nappe phréatique du songe " promet de désarçonner autant que fasciner. Mais en ces temps de paroles légères, de langue de bois et de textes cousus de fil blanc, une heure trente de mots lestés daplomb, de sens inverses et de beautés dans la marge ne saurait faire de mal.
Jérémy BERNEDE |
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5 Avril 2002 - Monique DEMART
Ecrivain, Prof. de Lettres à Montpellier
Les spectacles poétiques sont rares cest pourquoi il faut absolument signaler " pour qui danse la mouche ? "
Deux acteurs, dont le créateur des textes, racontent une exploration dans le langage ; la récitation devient
ici une création sous les yeux et au bord des oreilles du public, un magma sonore en train de sextirper
de son matériau pour sorganiser et sessayer à plusieurs possibles avant de sarrêter et de se déposer
dans un écrin final. Nous assistons donc à un foisonnant panoramique du travail poétique.
Drôles, tendres, délirants, astucieux, lyriques,
décapants et graves, les textes surprennent sans cesse.
Léconomie des moyens scéniques veille non seulement à ne pas disperser lattention mais à permettre des
souffles, des pauses ; un écran blanc déroulé périodiquement invite à la lecture silencieuse dun poème : haïku comme un jardin dépouillé.
Les liseurs se renvoient finement les textes ; les mots, leurs balles secrètes.
Pour qui fraie peu avec le texte poétique, cest une initiation toute en surprise : loreille est constamment étonnée.
Ceux qui croient ne pas goûter la poésie seront séduits ceux qui laiment sabandonneront à lenchantement.
Cette descente dans lorganisme du langage invite à un élan dont notre oreille est la créatrice heureusement consentante.
" où germent les choses ?
Quand commencent les paysages
La houle sur la mer et dans les corps amoureux
La naissance des seins est-elle un lieu ou un événement ? "
Ce spectacle poétique est vraiment une méditation chantée.

15 Mars 2002 Claire BOULICAULT et Carole ROBERT
Bibliothécaires à la Médiathèque de Vauvert /Gard
" Pour qui danse la mouche ? " un vrai spectacle de sonorités
chantantes, dévocations délicates de la vie, un patchwork de mots
que dire de la performance des comédiens ? Allez les voir sur scène !
Quel exercice de style !

24 Avril 2002 Claudine CRAMPEL
Adjointe à la Culture / Le Vigan pour MIDI LIBRE
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Tout, en effet, dans ce spectacle, se passe de commentaires tant nous avons été emportés par la puissance des mots (textes dits et joués à deux voix), la perfection de la mise en scène et le rythme musical intense de Pour qui danse la mouche ? Elle a dansé ce soir-là pour un public trop peu nombreux, mais conquis et enthousiaste, devant le travail et la qualité des acteurs, que nous vous invitons à suivre dans leur tournée
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12 Mars 2002 - Serge Ressiguier
Enseignant, animateur culturel - Lycée André-Chamson Le Vigan
(représentation 1res et T. Lit.t)
Voltaire accusait Marivaux -assez injustement- de peser des ufs de mouche dans une balance en toile daraignée. " POUR QUI DANSE LA MOUCHE ? ", écrit et mis en scène par la Compagnie lAlbatros, est à mille lieues dun tel reproche ; la danse des sons, la danse du sens, lévocation subtile des mille riens de la vie sincarnent dans une expression théâtrale où gestuelle, diction, musique et occupation de lespace sont remarquablement maîtrisées.
Des 24 vers croisés de Un et Une en passant par les affirmations / négations de
La rivière coule, François Philipponnat et Nadine Cabarrot nous entraînent dans une quête poétique et existentielle où la richesse des rythmes et des thèmes savent conjuguer humour, force et rêverie. " Pour qui danse la mouche ? " Mais pour tous publics bien sûr, et pour notre plaisir.
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